Un sport national assez répandu, semble-t-il, consiste à rechercher un job. Pas vraiment étonnant quand on entend les usines qui ferment, les producteurs de lait qui rationnent les fromageries, les productions délocalisées, le nombre croissant de chômeurs et le reste !

Mais concrètement qui cherche ? Ah mais tout le monde… Les plus jeunes qui sont hyper diplômés mais qui n’ont pas encore assez d’expérience. Les cadres et cadres supérieurs qui plombent la masse salariale et privent les actionnaires du maintien de leur pouvoir d’achat. Les mamans à qui on reproche d’avoir consacré du temps à leur famille plutôt qu’à leur patrie. Les chômeurs qui sont pénalisés parce qu’on préfère prendre quelqu’un en poste, c’est plus rassurant. Les seniors qui coûtent trois fois plus qu’un jeune sorti de l’école en étant trois fois moins dociles. Les étrangers dont le nom et l’adresse font barrage, malgré de brillants diplômes. Les optimistes qui tentent de réorienter leur carrière afin de s’épanouir, être davantage motivés et finalement plus efficaces. Ceux-la cumulent tous les handicaps. Trop de monde sur le marché, trop jeune, trop vieux, pas assez d’expérience dans le domaine. Ne nous égarons pas. Les réorientations sont possibles mais souvent choisies par l’entreprise. Parfois, elles font simplement le grand écart avec les souhaits et la personnalité du salarié. Ces orientations « sauvages » conduisent d’ailleurs à des situations dramatiques, comme on peut le constater régulièrement chez FT.

Ces jours-ci, enfin un espoir au bout du tunnel pour des millions de français. Un jeune de 23 ans avec un nom à consonance étrangère va probablement prendre la tête de l’EPAD, manager une centaine de personnes et gérer 115 millions d’euros.

Ensemble, continuons à croire !